Essais divers produits – Agora Moto Fri, 10 Apr 2020 17:25:42 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.4.21 Essai antivol mini U Top Block 10.10 /essai-antivol-mini-u-top-block-10-10/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-antivol-mini-u-top-block-10-10 /essai-antivol-mini-u-top-block-10-10/#comments Fri, 06 May 2016 07:00:20 +0000 /?p=38712 Lire la suite →]]> Essai antivol mini U Top Block 10.10

Mini-U, maxi bloque-disque !

Top Block, la plupart des motards connaissent pour les protections de motos contre la chute, voire les accessoires, type support de plaque. Pour autant, la marque française propose également des antivols dont ce mini U classé SRA. Alors futé ou futile ?

Serrure sécurisée, clapet de protection, crosse au revêtement thermoplastique... Le mini U 10.10 est soigné.

Serrure sécurisée, clapet de protection, crosse au revêtement thermoplastique… Le mini U 10.10 est soigné.

Pas simple de protéger sa belle bécane de la convoitise… Qui plus est, un malandrin téméraire finira par avoir raison d’un antivol. Dans ces conditions, il est difficile de savoir pour quoi opter. Quelle solution est la plus pratique ? Un énorme U, dont on ne sait quoi faire une fois retiré ? Une grosse et lourde chaîne, de toutes façons inopérante si elle traîne au sol ? Un petit bloque-disque, pratique mais malheureusement rarement homologué pour les assureurs, car n’immobilisant pas la moto à un point fixe ? Dilemme… Chez Top Block, on a tranché : le mini U 10.10 est homologué SRA, car il peut être accouplé à une chaîne, et est suffisamment petit pour jouer le rôle de bloque-disque ! D’une pierre deux coups. Présenté dans un emballage compact, le mini U 10.10 se compose d’une crosse en acier forgé, cémenté et zingué revêtu de thermoplastique et d’une anse de 16 mm de diamètre, en acier au chrome-molybdène, cémenté et trempé.

Du costaud, identique aux gros U de la marque ou des concurrents. Deux clefs à empreinte spécifique sont fournies pour la serrure anti-perçage, ainsi qu’une sangle anti-oubli jaune fluo, pour les distraits (rigolez pas dans le fond, ça arrive…)

Mini U qui fait le maximum

Très compact, le mini U 10.10 se loge facilement sous la selle de notre TZR cobaye. Une moto à l'ancienne qui a de la place sous la selle, mais les machines modernes devraient accepter sans peine ce Top Block.

Très compact, le mini U 10.10 se loge facilement sous la selle de notre TZR cobaye. Une moto à l’ancienne qui a de la place sous la selle, mais les machines modernes devraient accepter sans peine ce Top Block.

Pas trop lourd mais tout de même bien dense, ce mini U est très compact. Il logera sans problème sous la plupart des selles de motos sous lesquelles il y a de l’espace. Côté fermeture de chaîne, aucun souci à déplorer. Cette dernière n’est pas pratique et sera plutôt à réserver à un point fixe, style nuit dehors devant le domicile. En usage bloque-disque, il faudra se méfier avec les cotes étroites de l’antivol, qui pourrait ne pas passer dans tous les disques de frein justement. Sur la TZR 250 du chef, ça passe en coinçant un peu… Après quelques manipulations, la peinture de l’anse a déjà subi quelques rayures. Après quelques mois, elle n’est déjà plus qu’un vague souvenir à certains endroits… Cela n’empêche pas que cet antivol se révèle plus pratique et également plus sécurisant d’aspect qu’un simple bloque-disque, parfois un peu léger. De plus, couplé à la sangle anti-oubli, cette présence assez massive peut dissuader.

Enfin, notons le très pratique cache-serrure rotatif, qui permet de protéger la serrure des éléments. Un élément qui participe de la bonne finition de cet antivol même si, gravité oblige, la dite serrure a le plus souvent la tête en bas ! En revanche, les clefs pourraient bien être l’une des faiblesses de ce mini-U. Tubulaires, elles ne sont pas réputées pour être les plus inviolables…

Bref, un produit plutôt bien fini, même si la peinture de l’anse est fine, efficace et compact. L’arme absolue ? Contre les voleurs, pas forcément. Pour l’assureur, ça devrait suffire. Enfin, dernier point et non des moindres : le tarif. Sachez que ce mini U n’est pas ruineux, avec un tarif de 55 € seul. Si toutefois il s’avérait trop « mini », il est disponible avec une chaîne carrée maillons 10 mm de 1 m de long (78 €), une chaîne lasso carrée maillons 10 mm de 1 m (83 €) ou une chaîne lasso carrée maillons 11 mm de 1,20 m de long (95 €).

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ La qualité globale d’execution – Peinture de l’anse fragile
+ La compacité de ce 10.10, qui passe presque partout – Clefs tubulaires
+ Le pense-bête, pas bête…
+ Homologué SRA !

 

FICHE TECHNIQUE

Antivol mini U bloque disque (Antivol à double fermeture), crosse en acier forgé cémenté, zingué et revêtu de thermoplastique, anse de Ø16mm de diamètre en acier au chrome-molybdène cémenté trempé, traitement par cataphorèse, serrure tubulaire à combinaison multiples, anti-perçage, deux clés, classé SRA, cotes intérieures de l’antivol (L/l) : 60/36 mm.

TARIF

55 €

NOTES

Finition : 8/10
Manipulation : 8/10
Sécurité : 6/10 (note maxi, c’est un bloque disque qui n’empêche pas l’enlèvement de la moto)
Rapport qualité/prix : 10/10

NOTE GLOBALE

8/10

Par Simon Palatchi, texte et photos

]]>
/essai-antivol-mini-u-top-block-10-10/feed/ 1
Essai protection dorsale Forma Akira 7 C.L.M. Smart /essai-protection-dorsale-forma-akira-7-c-l-m-smart/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-protection-dorsale-forma-akira-7-c-l-m-smart /essai-protection-dorsale-forma-akira-7-c-l-m-smart/#respond Thu, 09 Jul 2015 08:00:02 +0000 /?p=32808 Lire la suite →]]> Essai protection dorsale Forma Akira 7 C.L.M. Smart

Flexion…Extension !

Vous connaissez Forma, fabricants transalpin de bottes ? Mais saviez-vous que la marque commercialisait désormais aussi des équipements de protection ? Nous avons testé la dorsale Akira et son ingénieux système de flexion !

Le système C.L.M., le cœur de cette dorsale, permet une flexion latérale. Bien vu et confortable !

Le système C.L.M., le cœur de cette dorsale, permet une flexion latérale. Bien vu et confortable !

La dorsale Forma Akira C.L.M. Smart est une dorsale en deux parties séparées qui propose deux innovations. La première est le système C.L.M., qui permet au dos d’avoir des mouvements latéraux sur une amplitude de plus ou moins 30°. L’autre système, baptisé Smart, permet de diviser la dorsale en deux (et donc d’assurer également la flexion). L’intérêt est de pouvoir séparer le haut du bas et ainsi de pouvoir disposer d’une protection lombaire en addition d’une dorsale intégrée à un blouson (souvent très courtes). Si le bas et l’ensemble haut plus bas sont homologués, le haut seul ne porte toutefois pas l’homologation moto. Lorsque le bas est attaché, la dorsale se serre avec les deux bretelles élastiques et une large ceinture ventrale à scratch sur laquelle on peut retendre deux gros élastiques afin d’offrir un maintien optimal.

Le bas est relié au haut par une articulation permettant d’incliner latéralement la position bassin-colonne lorsque l’on déhanche sans tirer ni sur les bretelles, ni sur la ceinture ventrale. C’est très efficace à l’usage et cela permet un grand confort de conduite, malgré l’épaisseur et la rigidité des coques de la dorsale. La rigidité de la coque est très bonne, elle peut se plier vers l’avant par de multiples articulations, en gardant toutefois une certaine fermeté, mais ne se plie que de quelques degrés en arrière afin d’offrir la meilleure protection possible de la colonne vertébrale, du bas de la nuque jusqu’en bas du dos. En effet cette dorsale est très longue et couvre presque toute la colonne vertébrale lorsque les deux parties sont attachées, c’est bien pour la protection avec une combinaison ou un blouson seul, moins avec le port d’un ensemble deux pièces, car elle passe sous la ceinture du pantalon, l’écartant et gênant la fixation du blouson.

Deux-en-un

Séparable en deux, cette dorsale peut s'utiliser complète ou juste en ceinture lombaire. Pour le rangement, c'est bien aussi !

Séparable en deux, cette dorsale peut s’utiliser complète ou juste en ceinture lombaire. Pour le rangement, c’est bien aussi !

L’intérêt des deux pièces dans ce cas est de pouvoir soit utiliser la dorsale complète, longue et protectrice, soit – si le blouson est équipé d’une dorsale courte homologuée en mousse dense (nous ne parlons pas ici des espèces de plaques de 3 mm d’épaisseur installées d’office dans certains blousons) ou en D3O – de laisser cette dernière et de la compléter en n’utilisant que la ceinture ventrale du bas. Cette dernière possède un rabat en lycra qui permet de masquer le mécanisme d’accroche mis à nu et de protéger l’intérieur du blouson. Forma a fait de réels efforts sur la finition de sa dorsale ! A l’usage elle sait se faire oublier sur route et sur piste, sauf quand la chaleur estivale arrive. Les coques pleines garantissant sa très grande rigidité ne permettent pas d’évacuer aussi bien les calories que les alvéoles de certaines concurrentes., malgré les quelques aérations prévues (sur et entre les plaques).

De même, le polyester « perforé et respirant » utilisé au contact avec le dos fait ce qu’il peut par fortes chaleurs… La finition est très bonne, les coutures et les tissus solides et les élastiques bien tarés. Leur maintien est ferme sans être oppressant. Nous sommes en présence d’une protection dorsale très protectrice et rigide dans les sens de déplacement « anormaux » du dos, et permettant de bouger facilement car elle respecte bien l’anatomie du corps humain. Bien maintenue, elle reste plaquée au dos et seule la tape dans le dos du commissaire de piste au départ d’un roulage nous rappellera sa présence. Sa longueur est autant un avantage qu’un défaut, elle ravira les plus grands et pourra gêner les plus petits. Essayée dans une version à 7 panneaux (Akira 7), elle convient bien à mes 180 cm. Toutefois, deux autres versions à 6 et 8 panneaux (Akira 6 et Akira 8), plus courtes ou plus longues, sont aussi au catalogue. La longueur de la protection lombaire reste constante, seule la partie haute change. Le fonctionnement en deux parties permet de l’utiliser dans toutes les circonstances et, au passage, de la ranger plus facilement !

Malgré les perforations et les aérations dans le dos, cette dorsale tient chaud. Mais elle protège, on ne peut pas tout avoir...

Malgré les perforations et les aérations dans le dos, cette dorsale tient chaud. Mais elle protège, on ne peut pas tout avoir…

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ L’ergonomie bien pensée – La ventilation pas optimale
+ La rigidité de l’ensemble sans être contraignant – La longueur importante les deux pièces clipsées
+ La protection offerte – La non-homologation de la partie haute seule

 

FICHE TECHNIQUE

Protection dorsale homologuée EN 1621-2 de niveau 2, coque en polypropylène renforcé de fibres naturelles (PPHM), mousse en polyéthylène (PE) avec isolation thermique en aluminium, mousse anti-chocs SAS-TEC, mousse en polyéthylène thermoformé (PE) recouverte d’une doublure en lycra, et mousse de confort en polyester et polyéthylène perforé avec doublure respirante, ventilations en élastomère,système SMART de fixation des panneaux lombaires (utilisable seul homologué EN-1621-2) et dorsaux, système C.L.M. (Controlled Lateral Movement) de flexion latérale du dos.
Existe en S/M (Akira 6), L/XL (Akira 7) ou XXL (Akira 8).

TARIF

109,99 €

NOTES

Finition : 9/10
Confort : 9/10
Mobilité : 10/10
Ventilation : 6/10
Protection : 10/10
Rapport qualité/prix : 8/10

NOTE GLOBALE

8,7/10

Par Max, photos Simon Palatchi

]]>
/essai-protection-dorsale-forma-akira-7-c-l-m-smart/feed/ 0
Essai gilet Spidi Airtech Armor, Warrior Evo et Thorax Warrior /essai-gilet-spidi-airtech-armor-dorsale-warrior-evo-inside-et-protection-thorax-warrior/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-gilet-spidi-airtech-armor-dorsale-warrior-evo-inside-et-protection-thorax-warrior /essai-gilet-spidi-airtech-armor-dorsale-warrior-evo-inside-et-protection-thorax-warrior/#respond Thu, 11 Jun 2015 14:12:44 +0000 /?p=31260 Lire la suite →]]> Essai gilet Spidi Airtech Armor, dorsale Warrior Evo Inside et protection Thorax Warrior

Blindage estival

Ça y est, les fortes chaleurs (voire très fortes) sont revenues. Et avec elles le dilemme habituel : que met-je pour sortir en moto ? Et pourquoi pas un gilet coqué, comme ce Spidi Airtech Armor équipé de ses protections additionnelles ?

Spidi a pensé à intégrer deux poches à son gilet Airtech Armor, un vrai plus pour emporter le minimum syndical.

Spidi a pensé à intégrer deux poches à son gilet Airtech Armor, un vrai plus pour emporter le minimum syndical.

C’est régulier : l’été on croise des motards affublés de toutes sortes de tenues. Il y a les irréductibles, toujours en cuir, quitte à suer comme un bœuf en dessous. Il y a les pragmatiques, qui optent pour un blouson textile ventilé, dont nous avons déjà essayé quelques représentants. Et il y a les kamikazes, en t-shirt, voire en short et, cas extrême, en tongs. Si, si, il y en a ! Pour faire 50 mètres en ville, ce n’est déjà pas raisonnable (à 50 km/h la peau résiste mal aux frottements sur le bitume et les chocs sont déjà très rudes), au-delà c’est simplement suicidaire. Pour ceux qui auraient chaud même avec un blouson mesh, notamment à l’arrêt où à basse vitesse, il existe une ultime solution : le gilet coqué. Spidi en est l’un des pionniers et nous avons donc pu essayer ce Airtech Armor, un peu avant l’hiver (aglagla…) et surtout depuis ces dernières semaines, notre astre calorifique donnant le meilleur de lui-même !

Ce gilet est doté d'un textile mesh si aéré que l'on voit à travers ! Protections, couleur et marque du t-shirt...

Ce gilet est doté d’un textile mesh si aéré que l’on voit à travers ! Protections, couleur et marque du t-shirt…

Ultra-léger, ce gilet filet est des plus élémentaires. Constitué à près de 100 % de tissu mesh à haute ténacité, il comporte deux manches et…et c’est déjà pas mal. Si la finition globale est satisfaisante, les ouvertures au niveau des aisselles nous ont laissés plus dubitatifs, tant essayeur que photographe. Pourquoi n’y a-t-il pas de tissu là ? L’une des explications la plus évidente est que Spidi à pensé à la transpiration, ce gilet pouvant être porté à même le corps. Pas de sueur sur le tissu, pas d’odeur…et des aisselles bien ventilées ! Spidi a également prévu deux poches bien pratiques pour conserver avec soi le minimum vital avant de partir en virée (papiers du véhicule, permis, carte bleue, préservatifs…ben quoi faut sortir protégé non ?). Attention délicate. D’un point de vue finition, ce gilet Spidi se montre à la hauteur des autres produits du fabricant transalpin, même si certaines coutures sont un peu grossières.

Enfin, le Airtech Armor dispose de nombreuses sangles (deux sur chaque bras, six dans le dos et au niveau des côtes) pour disposer ce gilet au plus près du corps que vous soyez en t-shirt ou en pull en dessous, selon la température extérieure. Vous pouvez même l’enfiler sur ou sous une veste si vous souhaitez arriver à votre rendez-vous présentable ET protégé, mais il y a tout de même risque de déformer un peu le tailleur avec les coques.

Armure en option ?

L'impressionnante dorsale est une option importante à nos yeux, car elle permet d'utiliser pleinement le Airtech Armor comme un élément de protection.

L’impressionnante dorsale est une option importante à nos yeux, car elle permet d’utiliser pleinement le Airtech Armor comme un élément de protection.

Car ce gilet n’a pas pour seul but d’être bien aéré, il est surtout là pour être bien protégé. Et, pour tester ce Airtech Armor à fond, nous avons choisi de l’équiper des deux protections optionnelles : la dorsale Warrior Evo Inside et la protection thoracique Thorax Warrior. D’origine, le gilet est fourni avec deux paires de coques Forcetech homologuées CE EN 1621-1 non amovibles, qui se font oublier à l’usage pour peu que les manches aient été bien ajustées et qui couvrent au final la quasi-totalité du bras, du haut de l’épaule jusqu’au milieu de l’avant-bras. Pas mal et c’est le minimum en termes de protection. Certes, le tissu mesh semble bien mince mais Spidi assure d’une certaine résistance à l’abrasion (en tout cas plus qu’un t-shirt ou, pire, la peau elle-même). La dorsale optionnelle est, à notre avis, impérative. Un peu chère, elle se fait elle aussi complètement oublier à l’usage.

Fixée par deux velcros, elle ne bouge pas et les nombreuses sangles d’ajustement permettent de plaquer le gilet. Homologuée EN 1621-2 niveau 2 (le plus élevé à l’heure actuelle), cette dorsale, équivalente à la Warrior Evo aux bretelles près (celle-ci en est dépourvue), est de plus adaptable dans certains des blousons ou combinaisons piste de la marque.

Le plastron thoracique apporte un surcroît de protection, sans être trop inconfortable. Il peut, qui plus est, passer sous n'importe quel équipement grâce au harnais fourni !

Le plastron thoracique apporte un surcroît de protection, sans être trop inconfortable. Il peut, qui plus est, passer sous n’importe quel équipement grâce au harnais fourni !

Enfin, la protection thoraxique est plus facultative et contraignante à l’usage, mais le sentiment de sécurité induit est bien réel. Protégeant le torse et les côtes flottantes, la Thorax Warrior se fixe au gilet via deux boutons pression et complète la panoplie pour une protection maximale. De plus, cette protection thoracique homologuée EN 1621-3 est livrée avec un harnais qui lui permet d’être indépendante et de passer sous n’importe quel blouson ou veste, de marque Spidi ou non.
En roulant, l’air passe un peu moins une fois toutes les protections en place mais, soyons francs, il n’existe rien de plus léger sur le marché à l’heure actuelle tout en offrant un tel niveau de protection. Par ailleurs, protections dorsale et thoracique sont étudiées pour laisser passer l’air. Même lorsque le mercure passe les 33° sous abri, il fait donc relativement bon et on supporte l’ensemble sans souci.

La note ci-dessous est celle du gilet avec les options, qui revient à près de 300 €. Soyons francs, même si la protection est sans commune mesure avec ce qui se fait chez la concurrence, c’est très cher pour un équipement à l’utilité limitée aux seules périodes de température élevée (sous 15° C, même avec un bon pull, c’est plus que limite). Mais, avec la possibilité d’utiliser les protections dans d’autres produits, la polyvalence augmente. Seul, le gilet Airtech Armor est proposé à un tarif tout à fait raisonnable pour rouler l’été avec un minimum de protection. Alors, avant d’enfourcher votre moto dans le plus simple appareil, pensez à ce genre d’équipement ! Nous on adopte ! Notez enfin que le modèle noir essayé se double d’une version écrue, potentiellement encore plus agréable par fortes chaleurs puisque claire.

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ La légèreté imbattable ! – Les équipements optionnels un peu chérots
+ Le haut niveau de protection procuré avec les options – L’absence de pack complet (gilet + dorsale + thorax) à tarif décent
+ La possibilité d’utiliser les équipements optionnels dans d’autres produits – La finition parfois légère (coutures notamment…)
+ Le tarif raisonnable du gilet seul
+ La finition globalement bonne

FICHE TECHNIQUE

Gilet de protection en tissu mesh à haute ténacité, deux poches externes, sangles de réglage aux bras protections Forcetech homologuées EN 1621-1 aux coudes et aux épaules, protection dorsale optionnelle Warrior Evo Inside homologuée EN 1621-2 de niveau 2, protection thoracique optionnelle Thorax Warrior homologuée EN 1621-3.
Existe en S, L ou XXL en noir et écru.

TARIF

Gilet Airtech Armor : 99,90 €
Protection dorsale Warrior Evo Inside : 89,90 €
Protection thoracique Thorax Warrior : 99,90 €

NOTES

Finition : 7/10
Enfilage : 7/10
Confort : 8/10
Étanchéité : sans
Aspects pratiques : 6/10
Protection : 10/10
Rapport qualité/prix : 5/10

NOTE GLOBALE

7,2/10

Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudL'imposante dorsale optionnelle est bien visible sous la légère maille mesh ! Photo : Emilien BraudLa protection thoracique optionnelle apporte un vrai plus en termes de sécurité, mais n'est pas impérative. Photo : Emilien BraudLa protection thoracique optionnelle apporte un vrai plus en termes de sécurité, mais n'est pas impérative. Photo : Emilien BraudSpidi a prévu deux poches assez vastes, et doublées d'un revêtement déperlant sur l'extérieur. Le reste du blouson n'étant absolument pas étanche, ces poches ne sont en aucun cas un refuge pour smartphone en cas d'averse impromptue... Photo : Emilien BraudSpidi a prévu deux poches assez vastes, et doublées d'un revêtement déperlant sur l'extérieur. Le reste du blouson n'étant absolument pas étanche, ces poches ne sont en aucun cas un refuge pour smartphone en cas d'averse impromptue... Photo : Emilien BraudLes manches peuvent s'ajuster via deux sangles, sur l'avant-bras et le biceps. Photo : Emilien BraudCe trou fait un peu cheap ! Il semblerait que ce soit pour des raisons de transpiration, afin d'éviter de suer à mort sur le mesh... Aisselle au frais garantie ! Photo : Emilien BraudSix sangles permettent le réglage aux petits oignons du Airtech Armor, en fonction des protections installées ou non et des vêtements portés en dessous. Photo : Emilien BraudLa protection thoracique Thorax Warrior est retenue par une sangle dorsale et deux pressions. Sinon, elle est fournie avec son propre harnais, pour être mise sous n'importe quel blouson de n'importe quelle marque ! Photo : Emilien BraudLa protection thoracique Thorax Warrior est retenue par une sangle dorsale et deux pressions. Sinon, elle est fournie avec son propre harnais, pour être mise sous n'importe quel blouson de n'importe quelle marque ! Photo : Emilien BraudLa protection thoracique Thorax Warrior est retenue par une sangle dorsale et deux pressions. Sinon, elle est fournie avec son propre harnais, pour être mise sous n'importe quel blouson de n'importe quelle marque ! Photo : Emilien BraudDotée de ventilations, cette protection n'est pas trop pénalisante par temps très chaud. Photo : Emilien BraudLa dorsale est fixée par deux velcros. C'est ce qui distingue la Warrior Evo Inside de sa jumelle Warrior Evo, dotée de bretelles et d'une ceinture ventrale ! Photo : Emilien Braud

Par Simon Palatchi, photos Emilien Braud

]]>
/essai-gilet-spidi-airtech-armor-dorsale-warrior-evo-inside-et-protection-thorax-warrior/feed/ 0
Essai pantalon Segura Winner /essai-pantalon-segura-winner/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-pantalon-segura-winner /essai-pantalon-segura-winner/#respond Fri, 13 Jun 2014 18:00:49 +0000 /?p=16146 Lire la suite →]]> Essai pantalon Segura Winner

Esprit sportif, aspects routiers

Après le blouson, voici le pantalon Segura Winner. Un pantalon en cuir sportif, avec ses sliders, mais qui n’oublie pas les aspects pratiques.

Le Winner se décline en pantalon, avec les mêmes qualités que le blouson.

Le Winner se décline en pantalon, avec les mêmes qualités que le blouson.

Vous avez lu l’essai du blouson assorti ? Non ?? Alors c’est par ICI que ça se passe ! Le pantalon Winner est le complèment du blouson homonyme. Comme le haut, ce pantalon possède plusieurs visages. Il est parfaitement adapté à un usage sur piste, avec ses sliders et sa coupe sportive. Toutefois, il s’avère un poil raide à l’entrejambe ce qui gêne un peu pour déhancher, ou pour épouser les réservoirs les plus ventrus comme celui de la GSX-R 750 par exemple. Peut-être est-ce dû à une zone stretch à la superficie un peu trop juste à l’entrejambe… Cette zone élastique ne remonte pas assez haut à notre goût et ne permet donc pas un déhanchement optimal. On sent également une gêne au niveau des mollets. Après démontage, il s’avère que les coques sont les mêmes que celles des coudes. Impressionnantes avec leurs coques rigides, elles protègent à la fois l’articulation et le tibia. Impec’…

Sauf que le Winner embarque également une protection du tibia sous le slider, et les deux coques se chevauchent, créant une épaisseur un peu gênante qui nuit au confort. Puisque nous en sommes au chapitre des protections, ce pantalon en embarque deux autres au niveau des hanches, elles aussi à la norme CE EN 1621-1. Le Winner s’enfile assez aisément, avec deux vastes ouvertures pour les jambes. Celles-ci se ferment avec un zip dont la glissière se plaque automatiquement, pour ne pas gêner dans la botte. Malin !

Bien entendu, le zip de raccordement au blouson est de belle taille et le Winner possède un important soufflet au niveau des lombaires. Mais étant fourni seul, ce pantalon peut aussi s’employer pour les parcours routiers.

Sportif sur piste ou sportif sur route ?

Les sliders amovibles sont situés sur une protection tibia fixe et une coque genou/tibia amovible... Ça coince un peu niveau épaisseur.

Les sliders amovibles sont situés sur une protection tibia fixe et une coque genou/tibia amovible… Ça coince un peu niveau épaisseur.

A moins d’être un as du guidon, un kamikaze ou les deux en même temps, il conviendra alors de retirer les lourds sliders. C’est toujours ça de poids en moins… La coupe du Winner est, on l’a dit, évidemment très sportive. Mais il est toutefois moins formé que la plupart des combinaisons une pièces et autorise de ce fait une position debout plus droite et une démarche moins chaotique. Bon, ce n’est pas un survêtement non plus… Le cuir épais et les protections très rigides ne favorisent pas le footing. Outre une coupe plus « soft » que certains congénères, le Winner est équipé de deux poches pouvant accueillir les mains dont on ne sait que faire pendant le briefing pilotes, les clefs de la bécane, dix balles ou ce que vous voulez en fait. C’est loin d’être une norme dans cette gamme de pantalons ! Les trous présents sur le blouson sont ici absents et aucune aération n’est présente.

Ce qui laisse augurer de moments agréables au cœur de l’été… La doublure fixe filet, aussi rouge que celle du blouson, offre un contact agréable et descend jusqu’au bas des mollets. De qualité équivalente au blouson et sans défaut apparent, ce pantalon Winner est un bon compagnon pour aller taquiner la piste sans négliger les aspects pratiques. Toutefois, il fait payer ses prestations assez cher, comme le blouson. Près de 350 €, ce n’est pas donné même si on reste dans la moyenne (supérieure) des pantalons cuir racing. Si le blouson est une série limitée à 400 exemplaires, ce ne semble pas être le cas de ce pantalon. Étrange, étant donné qu’ils portent le même nom…

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le sport ET les poches – La zone en stretch à l’entrejambe pas assez grande
+ La qualité de fabrication – Les protections tibia gênantes à la longue
+ Les protections – Le tarif assez élevé

 

FICHE TECHNIQUE

Pantalon en cuir de vachette, empiècements stretch à l’entrejambe et derrière les genoux, doublure fixe filet, protections CE aux genoux et hanches EN 1621-1, sliders amovibles aux genoux, deux poches extérieures, zip de raccordement avec un blouson, homologation EPI (Équipement de Protection Individuelle).
Du S au 3XL en noir.

TARIF

349,90 €

NOTES

Finition : 9/10
Enfilage : 9/10
Confort : 6/10
Étanchéité : sans
Aspects pratiques : 8/10
Protection : 10/10
Rapport qualité/prix : 7/10

NOTE GLOBALE

8,2/10

Par Simon Palatchi, photos Emilien Braud

]]>
/essai-pantalon-segura-winner/feed/ 0
Essai jean Helstons Corden /essai-jean-helstons-corden/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-jean-helstons-corden /essai-jean-helstons-corden/#respond Mon, 31 Mar 2014 16:52:24 +0000 /?p=12871 Lire la suite →]]> Essai jean Helstons Corden

Premier de Corden

Réputée dans l’univers du cuir, la marque française Helstons se lance dans le jean. Nous avons essayé son premier rejeton masculin, le Corden.

Discret, le Corden ne signale extérieurement son appartenance à l'univers moto que par ce petit logo cousu !

Discret, le Corden ne signale extérieurement son appartenance à l’univers moto que par ce petit logo cousu !

Disponible en quatre coloris dont ce classique Stone « bleu lavé » (mais aussi un délavé Bleach et un enduit marron, le Paint), le Corden est un jean moto. Traduction : il est équipé de protections SAS-TEC amovibles aux hanches et aux genoux ! Homologué CE (usage urbain précise l’étiquette…), il est même renforcé avec des fibres aramides DuPont Kevlar, directement noyées dans le coton. Cela évite l’emploi d’une couche dédiée de Kevlar sur les parties exposées, comme certains de ses concurrents. Cela s’avérera particulièrement appréciable par temps chaud, pour ne pas baigner dans son fute…

Autres petits aspects pratiques, le Corden se dote de deux petits elastiques aux chevilles, censés empêcher le jean de coulisser sur la jambe en cas de chute. Enfin, les protections aux genoux sont réglables sur plusieurs positions. Côté style, c’est sobre et de bon goût. Le Corden évite l’écueil des grosses coutures aux genoux trahissant la présence de coques, ce qui lui permet de passer sans peine pour un jean classique, s’il n’y avait ce petit logo de moto le long de la poche arrière droite !

Coques-corico !

Le Corden embarque des protections nécessaires à son homologation moto.

Le Corden embarque des protections nécessaires à son homologation moto.

Facile à enfiler malgré la présence des coques aux hanches, le Corden présente un premier point faible : sa coupe. Tout va bien, jusqu’aux chevilles ! Pourquoi diantre est-il si long aux jambes ? Je ne suis pas un nain (180 cm quand je ne suis pas trop tassé), les coques aux genoux tombent bien… Il faut croire que Helstons pense également aux athlètes aux longues pattes. Avantage de cette coupe étrange, aucun risque de voir apparaître un feu de plancher, même en adoptant les positions les plus étriquées sur des roadsters ou des sportives. Assis sur la moto, le confort reste très bon et le Corden ne gène pas aux entournures. En revanche, les coques des genoux, bien positionnées en hauteur, se sont révélées assez facétieuses en largeur. En effet, une fois en selle on se rend compte que ces coques ne se positionnent pas toujours très bien par rapport au genou qu’elles sont censées protéger.

Assez rigides à froid, ces coques s’assouplissent un peu à chaud et épousent la forme de l’articulation. Une faible averse n’aura pas trempé le jean, dont la maille serrée résiste assez bien à quelques gouttes, mais un gros orage détrempera votre serviteur jusqu’au caleçon… Non, le Corden n’est pas étanche ! En marchant, ce jean Helstons est un peu lourd (logique avec les coques), mais rien de rédhibitoire. Affiché à 189 € pour ce Stone, le Corden fait payer ses qualités un peu cher, avec quelques petits défauts de conception. Mais sa fabrication soignée, sa sobriété et son confort valent que l’on s’intéresse à ce produit

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le confort – Le tarif, un poil élevé
+ Les réglages des protections aux genoux – La coupe bizarre
+ Le look, plus discret que d’autres jeans moto – Les protections des genoux qui tournent

 

FICHE TECHNIQUE

Jean moto en coton denim et fibres aramides DuPont Kevlar, coupe droite, protections SAS-TEC EN1621-1 aux hanches et aux genoux, protections genoux réglables en hauteur sur quatre positions, élastiques de maintien aux chevilles, quatre poches. Homologué CE.
Du 28 au 40 (tailles US) en bleu used (Raw), bleu lavé (Stone), bleu délavé (Bleach) et bleu surpeint Marron, façon toile enduite (Paint).

TARIF

169 € (Raw), 179 € (Bleach), 189 € (Stone) et 209 € (Paint)

NOTES

Finition : 9/10
Enfilage : 9/10
Confort : 8/10
Étanchéité : sans
Aspects pratiques : 7/10
Protection : 8/10
Rapport qualité/prix : 7/10

NOTE GLOBALE

8/10

Par Simon Palatchi, photos Emilien Braud

]]>
/essai-jean-helstons-corden/feed/ 0
Essai Pantalon Bering California /essai-pantalon-bering-california/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-pantalon-bering-california /essai-pantalon-bering-california/#comments Fri, 24 Jan 2014 17:33:05 +0000 /?p=9749 Lire la suite →]]> Essai pantalon Bering California

Envies d’ailleurs

Outre la veste, Bering propose également un pantalon California. L’arme fatale contre les éléments, le fute idéal pour partir en vadrouille sur et hors des sentiers battus.

Une vaste poche prend place sur la cuisse, avec deux aérations de part et d'autre.

Une vaste poche prend place sur la cuisse, avec deux aérations de part et d’autre.

Le pantalon California partage les mêmes qualités que la veste du même nom. Et le même unique défaut, à savoir un tarif franchement salé. Pas loin de 450 € pour un pantalon de moto, cela le positionne d’emblée comme un produit haut de gamme. Ce qu’il est… La finition est irréprochable, et le Calif’ s’avère tout aussi chaud et étanche que la veste. Il reprend également le concept des deux membranes amovibles (Gore-Tex étanche et doublure chaude) et peut lui aussi revendiquer l’appellation « 3 en 1 ». Les deux poches de cuisses sont cernées, devant et derrière, par des aérations zippées, afin de laisser passer un peu d’air par temps chaud. Dans cette optique, le coloris clair sera préférable au noir intégral, pour d’évidentes raisons d’absorption de chaleur… Notez que cet alliage gris/noir, s’il est salissant, permet en outre de se camoufler dans la neige. On ne sait jamais…

Comme pour la veste homonyme, le doublure chaude ne peut s’installer qu’avec la membrane Gore-Tex en place ! Niveau aspects pratiques, le pantalon fait aussi bien que la veste : quatre poches (les deux sur les cuisses pré-citées et deux poches conventionnelles), un zip de raccordement avec une veste ou blouson et des réglages aux chevilles et à la ceinture. La longueur des jambes est également réglable au niveau des chevilles, via des Velcro. Si l’amplitude de réglage est minime, ce système a toutefois le mérite d’être présent ! Niveau sécurité, même topo, avec des protections aux genoux (réglables en hauteur) et aux hanches. Si les genoux sont dûment coqués, les protections en Poron (matière souple, comme une mousse dense) des hanches nous ont parues un poil « légères ». Elles respectent toutefois la réglementation CE… Le pantalon California est conçu pour rouler dans toutes les conditions ! En cette saison post-Dakar où les grandes étendues d’Amérique du Sud ont déployé leurs charmes, ce pantalon est un appel à l’aventure.

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ La qualité de réalisation – Le tarif vraiment très élevé
+ Le confort et l’étanchéité – Et c’est tout !
+ Les aspects pratiques
+ La robustesse

 

FICHE TECHNIQUE

Pantalon trois-en-un en textile (Nylon), protections CE aux genoux (réglables en hauteur) et hanches (en Poron) EN 1621-1, quatre poches extérieures, doublure filet fixe, membrane Gore-Tex amovible, doublure chaude amovible, système d’aérations, zip de raccordement pantalon/veste, éléments rétro-réfléchissants 3M, élastiques de bas de jambes amovibles, jambes réglables en longueur.
Du S au 4XL en noir et noir/gris.

TARIF

439,90 €

NOTES

 

Finition : 10/10
Enfilage : 9/10
Confort : 10/10
Étanchéité : 10/10
Aspects pratiques : 10/10
Protection : 9/10
Rapport qualité/prix : 7/10

 

NOTE GLOBALE

9,3/10

Par Simon Palatchi, photos Emilien Braud

]]>
/essai-pantalon-bering-california/feed/ 2
Essai gilet airbag Allshot AirV1 /essai-gilet-airbag-allshot-airv1/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-gilet-airbag-allshot-airv1 /essai-gilet-airbag-allshot-airv1/#comments Fri, 06 Dec 2013 09:29:03 +0000 /?p=8647 Lire la suite →]]> Essai gilet airbag Allshot AirV1

Paf le motard…

Vous connaissez l’histoire de Paf le motard ? C’est peu ou prou la même que celle, bien connue, de Paf le chien, avec les conséquences que l’on imagine. D’où l’arrivée de solutions airbag, comme ce gilet filaire Allshot AirV1.

Évidemment, nous ne roulons pas avec l’angoisse permanente de voir un obstacle au détour d’un virage, un tiers pas vraiment à ce qu’il fait ou bien un excès d’optimisme de notre part (si, si, des fois c’est de notre faute…). Mais comme on dit, « touchons du bois », car cela peut toujours arriver. Si l’usage de l’airbag s’est désormais généralisé dans l’automobile, étant même devenu obligatoire, cette solution reste pour l’instant marginale pour les deux-roues. Mais de plus en plus de fabricants proposent ce genre d’équipements et certains pilotes de grands prix ont désormais recours à des combinaisons gonflables.

Simplicité…

Tire sur la chevillette... et la bonbonne tu perceras !

Tire sur la chevillette… et la bonbonne tu perceras !

Le gilet Allshot AirV1 qui nous intéresse ici appartient à la catégorie des airbags filaires, dont le déclenchement est assujetti à un câble donc. Pas d’électronique, pas de pyrotechnie, juste un simple percuteur. Si cette solution est vraisemblablement un poil plus lente au déclenchement, elle est surtout bien plus compacte, légère et économique, de par sa simplicité. A l’usage, le gilet arrive à se faire oublier. Les premières fois, ce fil à la patte se rappelle à notre bon souvenir à la descente de la moto, mais on s’y fait vite, au point de devenir un geste réflexe, comme boucler sa ceinture en voiture. Si l’on oublie de se décrocher à la descente de la moto, pas de risque de déclenchement involontaire à moins d’y aller comme un bourrin. Notre test pour la vidéo (voir ci-dessous), aura généré quelques fous rires avant d’arriver à trouver la force adéquate pour faire péter l’engin !

Donc aucun risque de le déclencher par erreur… Lors de notre essai estival, par des températures franchement élevées, la double couche induite par le AirV1, bien aéré, ne s’est pas trop faite sentir en roulant. Forcément, à l’arrêt, c’est autre chose et on a vite envie de le retirer… Seule une encolure un peu agressive nous a perturbé, et cette zone mériterait un petit cordon de néoprène pour plus de douceur. En revanche, saluons la présence d’une poche sur l’avant, bien pratique puisque celles du blouson son condamnées une fois le gilet porté. Quant au look, le AirV1 s’avère très discret en noir, faisant plus blouson sans manches que véritablement gilet. Un bon point pour ceux que le look « manutention d’ordures » rebute (même s’il existe aussi en jaune fluo ou haute visibilité réfléchissant). Le AirV1 est fourni avec deux types de fixations, pour l’accrocher aussi bien sur un tube de cadre qu’autour d’une selle, dans le cas où le cadre serait inaccessible.

Efficacité !

En noir, le AirV1 est très discret.

En noir, le AirV1 est très discret.

Lors du déclenchement, la sensation de compression est immédiate. On se sent engoncé après une bonne claque dans le dos. Le CO2 se répand dans un boudin qui court sur les flancs, dans le dos jusqu’au sacrum et sur l’avant (deux tubes parallèles à chaque fois), et autour du cou, pour limiter au maximum les mouvements de la tête et donc éviter une hyper-extension. Bref, on se sent en sécurité. Le gilet reste bien en pression, tout en commençant lentement à se dégonfler. Si après impact le gilet n’a rien, dans le cadre d’un accident, son réarmement est des plus simples. On dévisse, on remet le câble, on revisse et le tour est joué (voir vidéo). Qui plus est, Allshot fournit d’office une seconde cartouche. Ce système filaire a toutefois ses limites, puisqu’il ne se déclencherait probablement pas en cas de glissade avec le pilote accompagnant la moto (type low-side). En revanche, en cas d’impact frontal ou de toute chute avec éjection (high-side par exemple), ça pète.

Autres inconvénients, inhérents cette fois à tout gilet airbag, il est impossible de porter ce gilet avec un cuir sportif équipé d’une bosse aérodynamique (cette dernière décolle le gilet qui ne protège plus le cou) ou avec un sac à dos, sauf à donner énormément de mou au bretelles (et donc à laisser le sac à dos un peu flottant…). Bref, tout n’est pas idyllique et nous préférerions de loin une solution directement intégrée à un blouson, ce que la marque (comme d’autres) développe actuellement. Mais pour un usage simple, en toute saison et avec tout deux-roues, ce gilet est une solution qui peut sauver la mise en cas d’imprévu.

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le tarif plutôt doux – L’encolure agressive
+ La facilité d’utilisation – Le port du sac à dos exclu
+ La bonne finition du produit – Nécessite toujours un blouson en dessous…
+ La poche très pratique

 

FICHE TECHNIQUE

Gilet airbag filaire en Cordura 500D haute résistance, intérieur en mesh 3D polyester, fermeture à glissière, une poche externe, homologué CE EN-1621-4, volume de 18 litres pour l’airbag.
Du S au 2 XL en noir, jaune fluo ou haute visibilité (rétro-réfléchissant).
Poids : 950 g.

TARIF

349,90 € en noir (tarif de lancement, dispo. janvier 2014)
Cartouche de CO2 comprimé : 15 €

NOTES

Finition : 8/10
Enfilage : 8/10
Confort : 7/10
Étanchéité : sans
Aspects pratiques : 7/10
Protection : 9/10
Rapport qualité/prix : 10/10

NOTE GLOBALE

8,2/10

Vidéo du déclenchement :

Le gilet AirV1 est très sobre en noir. Photo : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyUn filet réflechissant est situé en haut du dos. Pour ceux qui souhaitent plus de visibilité, il existe deux autres versions plus flashy. Photo : Maxence LamyPratique : Allshot a prévu une poche sur son gilet. Celles du blouson sont en effet condamnées. Photo : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyLe mousqueton ne devrait pas venir au contact d'un réservoir. Gaffe tout de même, sous peine de rayer la peinture. Photo : Maxence LamyLa finition est de très bon aloi. Les fermetures à glissières visibles en bas servent à l'assemblage de l'airbag, et sont condamnées. Photo : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyLa distance maximale, une fois la sangle tendue, ne permettra généralement pas de se mettre debout sur la moto. Pas top pour les amateurs d'enduro... Photo : Maxence LamySi votre moto ne possède pas de quoi arrimer la sangle, une autre est prévue pour mettre autour de la selle. Photo : Maxence LamyEn pratique, il est plus confortable de faire passer la sangle à l'intérieur de la jambe (ici c'est pour la photo). Photo : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyLe gilet est fourni avec la clef permettant de réarmer le percuteur, ainsi qu'une cartouche de gaz en rab. Photo : Maxence LamyLe système, situé sur la droite du gilet, est simple : un percuteur vient percer la bonbonne lorsque la goupille est retirée, libérant le gaz. Photo : Maxence LamyDévisser la cartouche de gaz se fait sans outil. Photo : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyUne fois le percuteur remis en place, on peut remonter e tout. Photo : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyPour plus de sécurité, il est préférable de mettre la cartouche en dernier (ce que nous n'avons bêtement pas fait, en ne lisant pas la notice !). Photo : Maxence LamyGoupille en place et percuteur précontraint, il convient de vérifier que la goupille ne sort pas de son logement. Photo : Maxence LamyAprès, on resserre. Quelques tours de clef pour armer le percuteur et c'est reparti ! Photo : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyLe AirV1 prêt pour un nouveau déclenchement... dans le pire des cas ! Photo : Maxence LamyPhoto : Maxence LamyPhoto : Maxence Lamy

Merci à Bertrand Dussart pour le prêt de sa monture pour les photos et pour la prise de risques au déclenchement, ainsi qu’à Magalie Guzzo pour l’apport vital de sa matière grise, nos six hémisphères masculins n’ayant manifestement pas suffi…

Par Simon Palatchi, photos Maxence Lamy

]]>
/essai-gilet-airbag-allshot-airv1/feed/ 2
Essai Manchons Bagster Box-R /manchons-bagster-box-r/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=manchons-bagster-box-r /manchons-bagster-box-r/#respond Thu, 16 May 2013 11:18:51 +0000 /?p=2940 Lire la suite →]]> Essai manchons Bagster Box-R

Antigel

« Baaah, c’est mooooche ! » Voici, en substance, la première expression venant de la plupart des motards croisés cet hiver. Ces manchons s’adapteraient-ils mal au Z 1000 qu’ils équipaient ? Pour le look on repassera, mais côté efficacité, c’est le pied pour les mains !

Oui, ces manchons ne sont pas forcément l’accessoire ultime pour embellir votre machine (encore que, il y a pire !). Ça ne vaut assurément pas de belles pièces en aluminium anodisé taillées dans la masse ou des éléments en carbone, certes. Mais l’aluminium ne fait pas grand-chose contre les intempéries. Ces manchons, si, et plutôt bien même ! Deux manchons, deux surpoignées en plastique, des colliers rilsan, des élastiques de fixation et c’est tout. Peu d’éléments et un montage d’une simplicité enfantine. Revers de la médaille, le démontage va aussi vite et ce ne sont pas les élastiques qui vont arriver à dissuader un malandrin de passage… On recense quelques cas de vol de ces manchons. L’astuce sera de rajouter un petit rilsan à chaque élastique (voir photos), pour pallier à la fois au vol (ou au moins dissuader) et à la casse impromptue de ces élastiques, fragiles. Seules les motos équipées de leviers non réglables trop éloignés des poignées seront pénalisées. Il est possible que les manchons viennent appuyer en permanence sur les leviers…

Les commodos restent visibles. Des parties souples permettent aux pouces d'y accéder sans problème. Photo : Max

Les commodos restent visibles. Des parties souples permettent aux pouces d’y accéder sans problème. Photo : Max

Côté efficacité, rien à redire. Difficile de trouver mieux pour contrer la pluie et le vent. Pas une goutte ne passe et ces Box-R sont équipés de deux bavettes rabattables pour éviter à l’eau de rentrer à l’arrêt. Ces manchons ont la particularité de laisser les commodos à l’extérieur. Mais une extension pour chaque pouce permet d’accéder aux divers boutons, avec toutefois une difficulté pour ceux situés derrière les commodos, type appel de phares, pour lesquels rien n’est prévu. Les gants resteront au sec et à l’abri du vent, mais pas du froid. Passé une certaine température, ce sont les leviers et poignées qui deviennent froids et ces manchons semi-rigides empêchent le port de gants hiver trop volumineux. Mais des gants mi-saison suffisent amplement. Les plus frileux pourront toutefois se rabattre sur la version Box-Heat chauffante (129 €). Les Box-R sont donc un investissement raisonnable pour l’hiver, surtout si l’on roule sur un engin sans protection type roadster. Le ridicule ne tue pas, mais ne plus pouvoir freiner tellement les doigts sont gelés peut conduire à une situation peu enviable.
Conclusion : pour ne pas finir manchot, il y a ces manchons pas si moches ni si chers (à répeter rapidement une dizaine de fois) ! Un accessoire à ressortir dès le retour du froid.

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le montage hyper-simple – Le démontage très simple et très très rapide !!
+ La qualité de fabrication globale – Les élastiques fragiles (crochets)
+ La vue des commodos préservée – Pas si chauds…
+ Le bon rapport qualité-prix

 

FICHE TECHNIQUE

Manchons universels en PVC doublé polaire, surpoignées et vis de fixation en plastique, colliers rilsan, élastiques, marquages rétro-réfléchissants sur les côtés.

TARIF

59 €

NOTES

Finition : 8/10
Montage : 10/10
Étanchéité : 10/10
Toucher des commandes : 9/10
Rapport qualité/prix : 8/10

NOTE GLOBALE

9/10

Par Simon Palatchi, photos Max.

]]>
/manchons-bagster-box-r/feed/ 0